La vie est une comédie

Toc, toc, toc c’est l’ouverture.

C’est le début de l’aventure.

L’histoire cachée jusqu’à aujourd’hui.

La vie est une comédie.

 

Oyé, Oyé, camarades.

Ouvrons donc cette mascarade.

Créons l’illusion qu’elle est jolie.

La vie est une comédie.

 

La vie est une comédie.

 

On débarque avant l’entracte.

Vivons l’amour, signons ce pacte.

Cet amour qu’on croyait pour la vie.

La vie est une comédie.

 

Quand le public s’enflamme

On oublie ce qu’était infâme

Soudain tout est beau tout nous sourit

Car la vie est une comédie.

 

La vie est une comédie.

La vie est une comédie.

 

Le rideau rouge de velours.

Qui cache la tristesse de nos jours.

S'abat quand ça va de mal en pis.

La vie est une comédie.

 

Puis un jour les sièges sont vides

Monte ce petit truc insipide

Lumières éteintes tout est fini.

La vie est une comédie.

 

Les critiques sont unanimes

Oui on s’approche de l’heure du crime.

Pas de mystère, tout est écrit.

La vie est une comédie.

 

La vie est une comédie.

La vie est une comédie.

La vie est une comédie.

La vie est une…

La vie est une…

La vie est une comédie.

Bye bye chérie

Vue sur le cimetière,
Rouge à lèvres écarlate.
Elle allait juste prendre l’air,
Penchée sur la terrasse.

Mais, j’ai eu une envie soudaine,
De la faire tomber en bas,
Il faut dire qu’elle se prend pour une reine.
Et moi j’aime pas trop ça.


Bye bye chérie
On te pleurera si on en a envie
Bye bye chérie.


C’était pas si compliqué
De la pousser en fait.
On dira qu’elle a trébuché.
On continue la fête.

Si quelqu’un s’y oppose,
Ou compte appeler les flics.
Vous connaissez cette chose,
Que l'on appelle une brique.


Bye bye chérie
On te pleurera si on en a envie
Bye bye chérie.


Alors personne n'a bronché,
J'ai même vu quelques sourires.
Nul ne pouvait la blairer
Elle a bien fait de partir.

On n'a pas beaucoup creusé.
Il y avait même déjà des fleurs.
Une cérémonie improvisée.
On a tous repris en choeur.


Bye bye chérie
On te pleurera si on en a envie
Bye bye chérie.


Notre soirée de fiançailles
Fut certes un peu funeste.
Maintenant c'est l'heure des victuailles
Levons nos verres à la peste !

Ta vengeance est vite arrivée.
Je sens monter la panique.
Dans nos verres tu as laissé,
Quelques gouttes d'arsenic.


Bye bye chérie
On te pleurera si on en a envie
Bye bye chérie.


Bye bye chérie
On te pleurera si on en a envie
Bye bye chérie
A jamais, ma chérie.

Victor

Victor a quatorze ans.

Il est plutôt charmant.

Ses parents en sont fiers.

C’est bien le fils de son père.

Victor a un secret

Qui souvent le défait

Mais il ne montre rien

A sa bande de copains.

 

Il cache ses manières

Avec elles, c’est la guerre.

Faudrait pas qu’on devine,

Non, Ce n’est pas une gamine.

Son image de voyou

Prendrait un sacré coup.

Même s’il vous dirait non

Son coeur aime les garçons.

 

Victor t’en fais pas

Les autres sont comme ça.

Victor t’en fais pas

Un jour ça ira.

 

Victor rêve de Paul

Son camarade d’école

Ces images l'embarrassent

Surtout quand il l’embrasse.

Il tort l’imaginaire

Pour que Paul soit Esther

Se réveille tout trempé

Son esprit chahuté.

 

Quand arrive La Redoute

Les pages qu’il découpe

Ne sont pas celles d’usage

Pour les gars de son âge.

Puis un jour de Janvier

Planquée dans son cahier

Mathieu trouve une photo

D’un homme sans maillot.

 

Victor t’en fais pas

Les autres sont comme ça.

Victor t’en fais pas

Un jour ça ira.

Ce garçon trop sensible

Devint alors la cible.

De rumeurs très tenaces

Où Paul est une menace.

Il maudit ces deux lettres

Qu’on lui jette à la tête.

Et porte en fardeau lourd,

Cet impossible amour.

 

Victor t’en fais pas

Les autres sont comme ça.

Victor t’en fais pas

Un jour ça ira.

 

Victor a 33 ans.

Ce n’est plus un enfant.

Il a appris hier

C’était autour d’un verre

Qu’un ancien de l’école

Un garçon nommé Paul

Avait d’une falaise

Mis fin à son malaise.

Falling in love

Il n'a pas fait beau aujourd'hui, parapluie

Mais j'ai eu cette chance folle, parabole

De te croiser là sur le trottoir, par hasard,

Et de vivre avec toi tous les jours, par amour.

 

Falling in love

Falling in love

Et de vivre avec toi tous les jours, par amour.

 

Dans l'amour il y a des descentes, parapente

Il y a des bas de temps en temps, paravent

Mais tant que volent les hirondelles en parallèle

Il suffit d'un souffle pour qu'on décolle, parasol.

 

Falling in love

Falling in love

Il suffit d’un souffle pour qu’on décolle, parasol.

 

On a vécu quelques disputes, parachute

Des discussions rien de plus banal, paranormal

Mais crois moi ça, c'était hier, para-tonnerre,

On s'aimera jusqu'à l'infini, au paradis

 

Falling in love 

Falling in love

On s’aimera jusqu’à l’infini, au paradis

 

Falling in love 

Falling in love

On s’aimera jusqu’à l’infini, au paradis

On s’aimera jusqu’à l’infini, au paradis

Connard

Il y a toujours un bavard qui parle dans le cinéma samedi soir.

Il y a toujours un imbécile pour rentrer dans le métro alors qu'on est déjà dix mille.

Il y a toujours un crétin pour faire demi tour comme ça au milieu de ton chemin.

Il y a toujours un abruti qui passe devant toi à la caisse et qui te regarde surpris.

 

Car on a tous quelque part,

Quelqu'un à qui on dirait bien "Connard".

On se retient, tant bien que mal,

Et c'est déjà pas mal.

 

Il y a toujours un emmerdeur, pour se gourer de bouton en appelant l'ascenseur.

Il y a toujours une tête à claques, pour oublier ta paille dans ton menu big mac.

Il y a toujours une balance, pour te rappeler ce que tu t'es mis hier dans la panse.

Il y a toujours un chieur, pour écouter la musique de son portable en mode haut-parleur.

 

Car on a tous quelque part,

Quelqu'un à qui on dirait bien "Connard".

On se retient, tant bien que mal,

Et c'est déjà pas mal.

 

Il y a toujours une cloche, pour trouver la priorité à droite moins forte que la gauche.

Il y a toujours une enflure, pour laisser sur ta voiture une belle et grosse éraflure.

Il y a toujours un mec bête, pour laisser une trace noire sur tes nouvelles baskets.

Il y a toujours un imbibé, pour boire deux trois verres de trop et te vomir sur les pieds

 

Car on a tous quelque part,

Quelqu'un à qui on dirait bien "Connard".

On se retient, tant bien que mal,

Et c'est déjà pas mal.

 

Sauf qu'on est tous quelque part

pour quelqu'un d'autre un connard.

On le sait pas, mais c'est normal.

Être un con c'est banal.

Être un con c'est banal.

Être un con c'es normal.

Les inconnus chez moi

Il y a des inconnus chez moi.

Si c’est chez moi je ne sais pas,

Je ne reconnais plus mon univers,

Pas même les photos sur l’étagère.

 

Je suis assise les jambes croisées.

Je crois que lui veut me parler.

Peut-être l’ai-je déjà aperçu ?

Mais je ne parle pas aux inconnus.

 

Seule, bien seule dans ma tête.

Seule, bien seule à cette drôle de fête.

 

Ce grand bonhomme m’appelle maman.

Avec un sourire à pleines dents,

Je lui réponds bien poliment :

“Oui mon fiston”, ça le rend content.

 

Je commence à comprendre un peu

En quoi consiste ce petit jeu.

En faite on joue à la comédie

Où j’ai le rôle de la mamie.

 

Seule, bien seule dans ma tête.

Seule, bien seule à cette drôle de fête.

 

On m’apporte un gâteau dodu,

Quatre-vingt dix écrit dessus.

Je pense que je dois souffler les bougies

Et quand je le fais tout le monde applaudit.

 

Mais je commence à paniquer,

“S’il vous plaît monsieur, je veux rentrer !”

Je prie discrètement j’ai peur.

“Ramenez-moi chez moi, c’est l’heure !”.

 

Seule, bien seule dans ma tête.

Seule, bien seule à cette drôle de fête.

Seule, je voudrais dormir,

Seule, bien seule je voudrais partir.

 

Je ferme les yeux,

Je me sens mieux.

Et quand je les rouvre :

“Bonjour Madame ?”

“Bonjour Monsieur ?”

 

Il y a des inconnus chez moi.

Si c’est chez moi je ne sais pas,

Je ne reconnais plus mon univers,

Pas même les photos sur l’étagère.

Textes / musiques écrits et composés par Benjamin Martin (tous droits réservés)

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© 2019 by Benjamin James. (Photos Hèctor Abela / Romain Hinal)